Pascal, Pensées, S 755–790

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The reading is Sellier 755–90. These are labelled below by the enumerations of

Sellier–Le Guern–Lafuma–Brunschwicg.

Apparently S 772–85 were in a manuscript that was discovered, or were discovered to be in a manuscript, by Jean Mesnard in 1962. Those fragments then are not in Lafuma’s edition, much less Brunschwicg’s, except S 781–2, which were already known from another manuscript. These and the rest of the reading are Lafuma 926–35, 937–48, 950–1, 974, 977, 980–2, 984, and 992. One of the fragments, S 786 / L 977 / B 320, is not on the site of Descotes and Proust.

A page at the site that might have more information on the later manuscripts is currently en chantier. Looking elsewhere, I found a review (Girdlestone, C. M. Blackfriars, vol. 34, no. 395, 1953, pp. 100–102. JSTOR. Accessed 30 May 2021) of the translation by G. S. Fraser of Pascal: His Life and Works by Jean Mesnard. The book would seem to correct the picture of Pascal passed along by Eric Temple Bell, as in a quotation I made in connection with 142–110–282 in the second reading. According to the reviewer, Mesnard

rectifies many a misconception still current about its hero, the image of whom is still often based on that first outlined by Voltaire who had, let it be remembered, only the adulterated Port-Royal edition to judge him by. Pascal was not a ‘madman’, not even ‘of genius’. Even after his mystical experience of November 23, 1654, he never became the ‘fierce solitary of Port-Royal’ of which so many biographers speak. He did not abandon the world but sought to conquer it. He never ‘discovered’ for himself, as a child of twelve, the first thirty-two theorems of Euclid and his sister never claimed he did; what she says is that ‘he was surprised by his father when he was seeking to demonstrate the thirty-second theorem’ itself. Divided as he was between scientific and mathematical research and the pursuit of that unum necessarium which Baudin calls his soteriologial pragmatism, he would swing from one to the other, but he did not give up his scientific studies till 1659, a couple of years before his death, and he did so not under the influence of frigid asceticism but of ill-health, which made sustained thought impossible. In this light, the tendentious lamentations of Sully-Prudhomme or Paul Valéry, weeping over the loss to science caused by his devotion to religion, sound rather ludicrous.

Contents

I could try to summarize the fragments here, with the table of contents created by pandoc; but I may be content with the notes that I add to the texts of individual fragments.

Fragment hors Copies n° 12M

755–721–926–582

On se fait une idole de la vérité même, car la vérité hors de la charité n’est pas Dieu, et est son image et une idole qu’il ne faut point aimer ni adorer, et encore moins faut‑il aimer ou adorer son contraire, qui est le mensonge.

——-

Je puis bien aimer l’obscurité totale, mais si Dieu m’engage dans un état à demi obscur, ce peu d’obscurité qui y est me déplaît, et parce que je n’y vois pas le mérite d’une entière obscurité il ne me plaît pas. C’est un défaut et une marque que je me fais une idole de l’obscurité séparée de l’ordre de Dieu. Or il ne faut adorer qu’en son ordre.

Perhaps heretics make an idol of truth by taking up one instance to the exclusion of others, as in the tenth reading, 614–624–733–862: La source de toutes les hérésies est l’exclusion de quelques‑unes de ces vérités.

I saw an implicit call for freedom in the eleventh reading, (672)–(457)–505–(260): Punition de ceux qui pèchent : erreur.

This was more explicit in the last reading, 747–715–979–945: On attaque la plus grande des vertus chrétiennes, qui est l’amour de la vérité.

As observed in 771–755–974–949 below, while there may be a time for war and a time for peace, there is no time for error, but “the truth of the Lord endureth for ever.”

In 787–736–950–930, a false piety keeps the peace at the expense of truth; a false zeal, truth, charity.

Fragment hors Copies n° 13N

This fragment has six parts, which I am labelling Α, Β, Γ, Δ, Ε, Ζ. I infer from my print edition of Brunschwicg, the online text of Misandeau), and the translation of Ariew that

  • Le Guern follows the order here, for his fragment 722;

  • Sellier follows the order Α, Δ, Ε, Ζ, Β, Γ, for his 756;

  • Lafuma and Brunschwicg number the parts thus (but I don’t know the order within Lafuma’s fragments):

P L B
Α 927
Β 927 [bis] 505 [bis]
Γ 928 499
Δ 928 [bis] 499 [bis]
Ε 929 555
Ζ 927 [ter] 505

Α 756–722–927–***

Que me servirait ?

Abominables.

Singlin.

Que me servirait is how Δ begins; abominable is used in Ε; Singlin “was one of Pascal’s spiritual directors,” according to Ariew and the French Wikipédia.

Perhaps the conducteur mentioned in Ε is a directeur, such as was mentioned in the last reading, where Pascal

  • pledged Soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeur, in Mémorial, 742–711–913–[0];
  • quoted Jesus: Témoigne à ton directeur que mes propres paroles te sont occasion de mal et de vanité ou curiosité, in (the continuation of) Le Mystère de Jésus, 751–(717)–(919)–(553).

Pascal also mentioned, in the Texte Amour propre, 743–758–978–100, how the catholic church lets you hide your sins from all but one person; but perhaps a conductor or director is different from a confessor, such as will be mentioned in 781–760–984–216:

Mort soudaine seule à craindre, et c’est pourquoi les confesseurs demeurent chez les Grands.

Β (756)–(722)–(927)–(505)

En chaque action il faut regarder outre l’action, à ce que notre état présent, passé, futur et des autres à quoi elle importe. Et voir les liaisons de toutes ces choses et lors on sera bien retenu.

This general exhortation to circumspection is refined in the remaining parts.

Γ (756)–(722)–928–(499)

Œuvres extérieures.

Il n’y a rien de si périlleux que ce qui plaît à Dieu et aux hommes, car les états qui plaisent à Dieu et aux hommes ont autre une chose qui plaît à Dieu et une autre qui plaît aux hommes, comme la grandeur de sainte Thérèse ; ce qui plaît à Dieu est sa profonde humilité dans ses révélations, ce qui plaît aux hommes sont ses lumières. Et ainsi on se tue d’imiter ses discours pensant imiter sa son état et partant d’aimer ce que Dieu aime, et de se mettre en l’état que Dieu aime.

——-

Il vaut mieux ne pas jeûner et en être humilié, que jeûner et en être complaisant.

Pharisien, publicain.

Being humble, it seems, St Theresa received revelations; we just want the revelations, but it doesn’t work that way (e.g. they don’t just come if you fast).

In the previous reading, (751)–727–936–698, we were told, Les pénitences extérieures disposent à l’intérieure, comme les humiliations à l’humilité. Is not fasting an exterior penance? If it doesn’t humiliate you, it isn’t working.

Δ (756)–(722)–(928)–(499)

1er.

Que me servirait de m’en souvenir si cela peut également me nuire et me servir, et que tout dépend de la bénédiction de Dieu qu’il ne donne qu’aux choses faites pour lui, et selon ses règles et dans ses voies, la manière étant ainsi aussi importante que la chose, et peut‑être plus, puisque Dieu peut du mal tirer du bien, et que sans Dieu on tire le mal du bien.

Again, it’s how you do things that matters. Perhaps the “remembering something” means remembering to do something, such as fast. But is it humble, does it show proper humility, to set yourself a program for receiving grace (does “benediction” mean any different)?

Ε (756)–(722)–929–555

Ne te compare point aux autres, mais à moi. Ils ne sont pas Si tu ne m’y trouves pas dans ceux où tu te compares tu te compares à un abominable.

Si tu m’y trouves, compare‑t‑y ; mais qu’y compareras‑tu ? Sera‑ce toi ou moi dans toi ? Si c’est toi c’est un abominable, si c’est moi tu compares moi à moi. Or je suis Dieu en tout.

——-

Je te parle et te conseille souvent parce que ton conducteur ne te peut parler, car je ne veux pas que tu manques de conducteur.

——-

Et peut‑être je le fais à ses prières. Et ainsi il te conduit sans que tu le voies.

——-

Tu ne me chercherais pas, si tu ne me possédais.

Ne t’inquiète donc pas.

Compare the last reading, 751–(717)–(919)–(553) (part of Le Mystère de Jésus, beginning in 749–717–919–553): Console‑toi. Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé.

Ζ (756)–(722)–(927)–(505)

Tout nous peut être mortel, même les choses faites pour nous servir, comme dans la nature les murailles peuvent nous tuer, et les degrés nous tuer, si nous n’allons avec justesse.

——-

Le moindre mouvement importe à toute la nature : la mer entière change pour une pierre. Ainsi dans la grâce la moindre action importe pour ses suites à tout, donc tout est important.

The least thing can kill you, but can also, if it is grace, give you new life?

Fragment hors Copies n° 14O

757–723–930–513

Pourquoi Dieu a établi la prière ?

1. Pour communiquer à ses créatures la dignité de la causalité.

Mais pour se conserver la pr[ééminence] il donne la prière à qui il lui plaît.

2. Pour nous apprendre de qui nous tenons la vertu.

3. Pour nous faire mériter les autres vertus par travail. Mais la

Objection : mais on croira qu’on tient la prière de soi.

Cela est absurde. Car puisque ayant la foi on ne peut pas avoir les vertus, comment aurait‑on la foi ? Y a‑t‑il pas plus de distance de l’infidélité à la foi que de la foi à la vertu ?

——-

Mérité : ce mot est ambigu.

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Meruit habere Redemptorem. [Il a mérité d’avoir un Rédempteur (Office du Samedi Saint)]

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Meruit tam sacra membra tangere. [Il a mérité de toucher des membres si sacrés (Office du Vendredi Saint)]

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Digna tam sacra membra tangere. [Digne de toucher des membres si sacrés (Vexilla Regis)]

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Non sum dignus, [Je ne suis pas digne (que tu entres sous mon toit: Luc. VII. 6)] non qui manducat indignus. [Car qui en mange (et en boit) indignement]

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Dignus est accipere. [Il est digne de recevoir (cf. Seigneur notre Dieu, tu es digne de recevoir gloire, honneur et puissance: Apocalypse. IV. 11)]

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Dignare me. [Juge-moi digne … (Office de la Sainte Vierge)]

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Dieu ne donne que suivant ses promesses.

Il a promis d’accorder les la justice aux prières.

Jamais il n’a promis les prières, qu’aux enfants de la promesse.

——-

Saint Augustin a dit formellement que les forces seront ôtées au juste.

Mais c’est par hasard qu’il l’a dit, car il pouvait arriver que l’occasion de le dire ne s’offrît pas. Mais ses principes font voir que l’occasion s’en présentant, il était impossible qu’il ne le dît pas ou qu’il dît rien de contraire. C’est donc plus d’être forcé à le dire l’occasion s’en offrant que de l’avoir dit, l’occasion s’en étant offerte. L’un étant de nécessité, l’autre de hasard. Mais les deux sont tout ce qu’on peut demander.

As I understand the logic, prayer may make you worthy of virtue, but this doesn’t really mean you are making yourself worthy. The virtues don’t come automatically, and neither does the faith that makes prayer possible.

However, the person who wanted faith was urged to act as if he had it, in the twelfth reading, 680–397–418–233 (“The Wager”).

Fragment hors Copies n° 15P

758–655–932–191

Et celui‑là se moquera de l’autre ?

Qui se doit moquer ? Et cependant celui‑ci ne se moque pas de l’autre, mais en a pitié.

759–(655)–931–550

J’aime tous les hommes comme mes frères, parce qu’ils sont tous rachetés.

J’aime la pauvreté parce qu’il l’a aimée. J’aime les biens parce qu’ils donnent le moyen d’en assister les misérables. Je garde fidélité à tout le monde. Je [ne] rends point le mal à ceux qui m’en font, mais je leur souhaite une condition pareille à la mienne où l’on ne reçoit pas de mal ni de bien de la part des hommes. Je garde fidélité et justice J’essaye d’être juste, véritable, sincère et fidèle à tous les hommes et j’ai une tendresse particulière de cœur pour ceux à qui Dieu m’a uni d’une manière particulière plus étroitement.

Et quand la vue la réputation n’est pas ce qui m’y retient quoique puisque parce seul me fait

Et soit que je sois seul ou à la vue des hommes j’ai en toutes mes actions la vue de Dieu, qui les doit juger et à qui je les ai toutes consacrées.

Voilà quels sont mes sentiments.

Et je bénis tous les jours de ma vie mon Rédempteur qui les a fait mis en moi ces sentiments et qui dans d’un homme plein de faiblesse, de misère, de concupiscence, d’orgueil et d’ambition a fait un homme exempt de tous ces maux par la force de sa grâce, à laquelle toute la gloire en est due, n’ayant de moi que la misère et l’erreur.

How prideful is all of this?

Fragment hors Copies n° 16Q

760–724–980–***

Ils disent que l’Église dit ce qu’elle ne dit pas, et qu’elle ne dit pas ce qu’elle dit.

Fragment hors Copies n° 17R

761–725–933–460

Concupiscence de la chair, concupiscence des yeux, orgueil, etc.

Il y a trois ordres de choses. La chair, l’esprit, la volonté.

[1] Les charnels sont les riches, les rois. Ils ont pour objet le corps.

[2] Les curieux et savants, ils ont pour objet l’esprit.

[3] Les sages, ils ont pour objet la justice.

Dieu doit régner sur tout et tout se rapporter à lui.

[1] Dans les choses de la chair règne proprement la concupiscence.

[2] Dans les spirituels, la curiosité proprement.

[3] Dans la sagesse l’orgueil proprement.

Ce n’est pas qu’on ne puisse être glorieux pour le bien ou pour les connaissances, mais ce n’est pas le lieu de l’orgueil, car en accordant à un homme qu’il est savant on ne laissera pas de le convaincre qu’il a tort d’être superbe.

Le lieu propre à la superbe est la sagesse, car on ne peut accorder à un homme qu’il s’est rendu sage et qu’il a tort d’être glorieux. Car cela est de justice.

Aussi Dieu seul donne la sagesse et c’est pourquoi : qui gloriatur in Domino glorietur.

As first noted for the second reading, under 168–136–139, Divertissement

tout le malheur des hommes vient … de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre … l’ennui … ne laisserait pas de sortir du fond du cœur

ne pas laisser de is literary for ne pas cesser de, ne pas s’abstenir de. As far as I can tell, English “let” meaning allow has a distinct Germanic root from “let” meaning hinder, though further back these have the same root, which however is not that of laisser.

On superbe, see below, (767)–(732)–944–250:

Attendre de cet extérieur le secours est être superstitieux ; ne vouloir pas le joindre à l’intérieur est être superbe.

The three orders were introduced in the fifth reading, 339–308–793:

La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité car elle est surnaturelle.

See also below, 772–770–***–***:

L’ordre de la charité est de s’enraciner dans le cœur avant que de produire de bonnes œuvres au‑dehors.

Fragment hors Copies n° 18S

762–726–934–580

La nature a

  • des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu et
  • des défauts pour montrer qu’elle n’en est que l’image.

The theme may be of Deus absconditus, seen initially in the fourth reading, 275–242–585; and now below in 785–781–***–***:

Dieu est caché. Mais il se laisse trouver à ceux qui le cherchent.

In addition to the Heraclitus fragment, φύσις κρύπτεσθαι φιλεῖ, one may consider DK B93, LM D41:

ἄναξ οὗ τὸ μαντεῖόν ἐστι τὸ ἐν Δελφοῖς οὔτε λέγει οὔτε κρύπτει ἀλλὰ σημαίνει.

The lord whose oracle is the one in Delphi neither speaks nor hides, but gives signs.

(762)–(726)–935–490

Les hommes n’ayant pas accoutumé de former le mérite, mais seulement de le récompenser où ils le trouvent formé, jugent de Dieu par eux‑mêmes.

As we criticize art without being artists, so we criticize God.

Fragment hors Copies n° 20V

Ariew starts with “20 V” and translates the two parts here in the other order.

763–728–937–104

Quand notre passion nous porte à faire quelque chose nous oublions notre devoir. Comme on aime un livre on le lit lorsqu’on devrait faire autre chose. Mais pour s’en souvenir il faut se proposer de faire quelque chose qu’on hait et lors on s’excuse sur ce qu’on a autre chose à faire et on se souvient de son devoir par ce moyen.

To do your duty, propose the alternative of something worse.

(763)–(728)–938–658

Les figures de l’Évangile pour l’état de l’âme malade sont des corps malades. Mais parce qu’un corps ne peut être assez malade pour le bien exprimer il en a fallu plusieurs. Ainsi il y a le sourd, le muet, l’aveugle, le paralytique, le Lazare mort, le possédé : tout cela ensemble est dans l’âme malade.

Compare how Socrates purports to explain the justice, or morality, of one person by the metaphor of many persons in a city.

Fragment hors Copies n° 21X

764–729–939–897

Le serviteur ne sait ce que le maître fait, car le maître lui dit seulement l’action et non la fin. Et C’est pourquoi il s’y assujettit servilement et pèche souvent contre la fin. Mais Jésus-Christ nous a dit la fin.

Et vous la détruisez cette fin.

The servants are the Jews; the master, God the Father?

Fragment hors Copies n° 22Y

765–730–940–790

Jésus-Christ n’a pas voulu être tué sans les formes de la justice, car il est bien plus ignominieux de mourir par justice que dans par une sédition injuste.

This is the other side of, if not in contradiction with, from the last reading, (751)–(717)–(919)–791:

La fausse justice de Pilate ne sert qu’à faire souffrir Jésus-Christ. Car il le fait fouetter pour sa fausse justice et puis le tue. Il vaudrait mieux l’avoir tué d’abord. Ainsi les faux justes. Ils font de bonnes œuvres et de méchantes pour plaire au monde et montrer qu’ils ne sont pas tout à fait à Jésus-Christ, car ils en ont honte et enfin dans les grandes tentations et occasions ils le tuent.

Fragment hors Copies n° 23Z

766–731–941–264

On ne s’ennuie point de manger, et dormir, tous les jours, car la faim renaît et le sommeil, sans cela on s’en ennuierait.

Ainsi sans la faim des choses spirituelles on s’en ennuie : faim de la justice. Béatitude huitième.

Perhaps Pascal means the fourth (“Blessed are they which do hunger and thirst after righteousness …”) of the eight Beatitudes of Matthew 5:

AND seeing the multitudes, he went up into a mountain: and when he was set, his disciples came unto him:
2 And he opened his mouth, and taught them, saying,
3 Blessed are the poor in spirit: for theirs is the kingdom of heaven.
4 Blessed are they that mourn: for they shall be comforted.
5 Blessed are the meek: for they shall inherit the earth.
6 Blessed are they which do hunger and thirst after righteousness: for they shall be filled.
7 Blessed are the merciful: for they shall obtain mercy.
8 Blessed are the pure in heart: for they shall see God.
9 Blessed are the peacemakers: for they shall be called the children of God.
10 Blessed are they which are persecuted for righteousness’ sake: for theirs is the kingdom of heaven.
11 Blessed are ye, when men shall revile you, and persecute you, and shall say all manner of evil against you falsely, for my sake.
12 Rejoice, and be exceeding glad: for great is your reward in heaven: for so persecuted they the prophets which were before you.

There is also the second (“Blessed are ye that hunger now …”) in Luke 6:

20 And he lifted up his eyes on his disciples, and said, Blessed be ye poor: for yours is the kingdom of God.
21 Blessed are ye that hunger now: for ye shall be filled. Blessed are ye that weep now: for ye shall laugh.
22 Blessed are ye, when men shall hate you, and when they shall separate you from their company, and shall reproach you, and cast out your name as evil, for the Son of man’s sake.
23 Rejoice ye in that day, and leap for joy: for, behold, your reward is great in heaven: for in the like manner did their fathers unto the prophets.

(766)–(731)–942–941

Fin.

Est‑on en sûreté ? Ce principe est‑il sûr ? Examinons. Témoignage de soi nul. Saint Thomas.

Fragment hors Copies n° 24Aa

767–732–943–554

Il me semble que Jésus-Christ ne laissa toucher que ses plaies après sa résurrection.

Noli me tangere.

Sed. Il ne faut nous unir qu’à ses souffrances.

——-

Il s’est donné à communier comme mortel en la Cène, comme ressuscité aux disciples d’Emmaüs, comme monté au ciel à toute l’Église.

(767)–(732)–944–250

Il faut que l’extérieur soit joint à l’intérieur pour obtenir de Dieu ; c’est‑à‑dire que l’on se mette à genoux, prie des lèvres, etc., afin que l’homme orgueilleux qui n’a voulu se soumettre à Dieu soit maintenant soumis à la créature. Attendre de cet extérieur le secours est être idolâtre superstitieux ; ne vouloir pas le joindre à l’intérieur est être superbe.

(767)–(732)–945–661

La pénitence, seule de tous les mystères, a été déclarée manifestement aux Juifs et par Saint Jehan précurseur, et puis les autres mystères pour marquer qu’en chaque homme comme au monde entier cet ordre doit être observé.

Mark 1:

THE beginning of the gospel of Jesus Christ, the Son of God;
2 As it is written in the prophets, Behold, I send my messenger before thy face, which shall prepare thy way before thee.
3 The voice of one crying in the wilderness, Prepare ye the way of the Lord, make his paths straight.
4 John did baptize in the wilderness, and preach the baptism of repentance for the remission of sins.
5 And there went out unto him all the land of Judaea, and they of Jerusalem, and were all baptized of him in the river of Jordan, confessing their sins.
6 And John was clothed with camel’s hair, and with a girdle of a skin about his loins; and he did eat locusts and wild honey;
7 And preached, saying, There cometh one mightier than I after me, the latchet of whose shoes I am not worthy to stoop down and unloose.
8 I indeed have baptized you with water: but he shall baptize you with the Holy Ghost.

Matthew 3:

IN those days came John the Baptist, preaching in the wilderness of Judaea,
2 And saying, Repent ye: for the kingdom of heaven is at hand.
3 For this is he that was spoken of by the prophet Esaias, saying, The voice of one crying in the wilderness, Prepare ye the way of the Lord, make his paths straight.
4 And the same John had his raiment of camel’s hair, and a leathern girdle about his loins; and his meat was locusts and wild honey.
5 Then went out to him Jerusalem, and all Judaea, and all the region round about Jordan,
6 And were baptized of him in Jordan, confessing their sins.

Isaiah 40:

COMFORT ye, comfort ye my people, saith your God.
2 Speak ye comfortably to Jerusalem, and cry unto her, that her warfare is accomplished, that her iniquity is pardoned: for she hath received of the Lord’s hand double for all her sins.
3 ¶ The voice of him that crieth in the wilderness, Prepare ye the way of the Lord, make straight in the desert a highway for our God.
4 Every valley shall be exalted, and every mountain and hill shall be made low: and the crooked shall be made straight, and the rough places plain:
5 And the glory of the Lord shall be revealed, and all flesh shall see it together: for the mouth of the Lord hath spoken it.
6 The voice said, Cry. And he said, What shall I cry? All flesh is grass, and all the goodliness thereof is as the flower of the field:
7 The grass withereth, the flower fadeth: because the spirit of the Lord bloweth upon it: surely the people is grass.
8 The grass withereth, the flower fadeth: but the word of our God shall stand for ever.

Fragment hors Copies n° 25Bb

768–733–946–785

[…] De même

——-

2. Considérer Jésus-Christ en toutes les personnes, et en nous‑mêmes : Jésus-Christ comme père en son père, Jésus-Christ comme frère en ses frères, Jésus-Christ comme pauvre en les pauvres, Jésus-Christ comme riche en les riches, Jésus-Christ comme docteur et prêtre en les prêtres, Jésus-Christ comme souverain en les princes, etc. Car je il

  • est par sa nature divine gloire tout ce qu’il y a de grand étant Dieu et
  • est par sa nature humaine vie mortelle tout ce qu’il y a de chétif et d’abject.

Pour cela il a pris cette malheureuse condition pour pouvoir être en toutes les personnes et modèle de toutes conditions.

Chétif was used also in the twelfth reading, 683–401–430–431:

Levez vos yeux vers Dieu, disent les uns … Et les autres lui disent : Baissez les yeux vers la terre, chétif ver que vous êtes.

The word is from the vulgar Latin *cactivus, which is a cross between the Latin captivus and the Gaulish *cactos (Irish cacht). The original meaning of prisonnier was taken over by captif in the 15th century.

(768)–(733)–947–504

Autre motif : que la charité considère cela comme une privation de l’esprit de Dieu et une action mauvaise, à cause de la parenthèse ou interruption de l’esprit de Dieu en lui, et s’en repent en s’en affligeant.

——-

Le juste agit par foi dans les moindres choses : quand il reprend ses serviteurs, il souhaite leur correction par l’esprit de Dieu et prie Dieu de les corriger, et attend autant de Dieu que de ses répréhensions, et prie Dieu de bénir ses corrections. Et ainsi aux autres actions.

Recall from

  • 761–725–933–460 that justice is the object of the wise;
  • 764–729–939–897 that Jesus tells the servant the point.

Fragment hors Copies n° 26Cc

769–734–948–668

On ne s’éloigne qu’en s’éloignant de la charité.

——-

Nos prières et nos vertus sont abominables devant Dieu si elles ne sont les prières et les vertus de Jésus-Christ. Et nos péchés ne seront jamais l’objet de la miséricorde mais de la justice de Dieu s’ils ne sont les péchés de Jésus-Christ.

——-

Il a adopté nos péchés et nous a admis à son alliance, car les vertus lui sont propres et les péchés étrangers, et les vertus nous sont étrangères et nos péchés nous sont propres.

——-

Changeons la règle que nous avons prise jusqu’ici pour juger de ce qui est bon. Nous en avions pour règle notre volonté ; prenons maintenant la volonté de Dieu : tout ce qu’il veut nous est bon et juste, tout ce qu’il ne veut pas mauvais et injuste.

Tout ce que Dieu ne veut pas est défendu. Les péchés sont défendus par la déclaration générale que Dieu a faite qu’il n’en ne les voulait pas. Les autres choses qu’il a laissées sans défense générale, et qu’on appelle par cette raison permises, ne sont pas néanmoins toujours permises, car quand Dieu en éloigne quelqu’une de nous il et que par l’événement qui est une manifestation de la volonté de Dieu, il paraît que Dieu ne veut pas que nous ayons une chose, cela nous est défendu alors comme le péché, puisque la volonté de Dieu est que nous n’ayons non plus l’un que l’autre. Il y a cette différence seule entre ces deux péchés que choses que qu’il est sûr que Dieu ne voudra jamais le péché, au lieu qu’il ne l’est pas qu’il ne voudra jamais l’autre. Mais tandis que Dieu ne la veut pas, nous la devons regarder comme péché puisque tandis que la volonté l’absence de la volonté de Dieu qui est seule toute la bonté et toute la justice (n’y étant pas elle cette absence) la rend injuste et mauvaise.

What does this mean, On ne s’éloigne qu’en s’éloignant de la charité?

Apparently Pascal distinguishes between sins and acts that we might not have known in advance that God wouldn’t want.

Is what God wants good, or is the good what God wants? This is a version of the question of the Euthyphro, whether what the gods love is pious, or the pious is what the gods love.

A better question might be, how do you know what God wants anyway? For example, did God really want Abraham to put his son to death? Mustafa Akyol argues not, in an interview with David Lepeska, “Gap Between Muslim World & The Rest Becoming Wider: Akyol,” Kashmir Observer, May 29, 2021:

When there is a commandment from revelation that doesn’t sound right, as a believer you should have the right to say I’m not sure whether this is the right thing to do. Which is called wrestling with the text. This approach is called ethical objectivism. The other one is divine command theory — so whatever you hear as a divine command is the end of the story, you just have to do it. In my book I criticise divine command and that sort of thinking. In doing that you have to unpack some stories, Abraham is probably the biggest of those and seems to support divine command theory. Well, no sane conscientious human being would consider harming your own child, let alone killing your own child. That is deeply unconscientious. But we have the story, in the Bible and the Quran, that (Prophet) Abraham, receiving revelation from God as he understands it, to sacrifice his son for the sake of God. He obeys and he gets close to doing it. Luckily God is merciful and the lamb replaces the son, and then he sacrifices this lamb … This story has been among religious believers as a strong basis for divine command theory, for those who say that we should do whatever God tells us without asking, as Abraham did. But I dug into this issue and highlighted a different take on this story in Islamic tradition, which was offered by the Mu’tazila scholar Abd al-Jabbar and later the Sufi master Ibn al-Arabi. They said, wait, actually, God never sent a revelation to Abraham in the Quran to sacrifice his son. Abraham just saw a dream and interpreted the dream. It was not a revelation so there was no divine command. And what happened was God saved him from doing this terrible thing by sending a lamb.

Fragment hors Copies n° 27Dd

770–735–981–918

Que serait‑ce que les Jésuites sans la probabilité et que la probabilité sans les Jésuites ?

Otez la probabilité, on ne peut plus plaire au monde. Mettez la probabilité, on ne peut plus lui déplaire. Autrefois il était difficile d’éviter les péchés, et difficile de les expier. Maintenant, il est facile de les éviter par mille tours et facile de les expier.

(770)–(735)–982–(918)

Nous avons fait l’uniformité de la diversité, car nous sommes tous uniformes, en ce que nous sommes tous devenus uniformes.

Is uniformity good or bad? Perhaps the sentiment is not that of the unofficial American motto, E pluribus unum. Who knows about the Heraclitus fragment, ἐκ πάντων ἓν καὶ ἐξ ἑνος πάντα (DK B10, LM D47)?

Copie d’un fragment joint au Recueil RC2

771–755–974–949

Comme la paix dans les États n’a pour objet que de conserver les biens des peuples en assurance, de même la paix dans l’Église n’a pour objet que de conserver en assurance la vérité qui est son bien, et le trésor où est son cœur. Et comme ce serait aller contre la fin de la paix que de laisser entrer les étrangers dans un État pour le piller, sans s’y opposer, de crainte d’en troubler le repos (parce que la paix n’étant juste et utile que pour la sûreté du bien elle devient injuste et pernicieuse, quand elle le laisse perdre, et la guerre qui le peut défendre devient et juste et nécessaire), de même, dans l’Église, quand la vérité est offensée par les ennemis de la foi, quand on veut l’arracher du cœur des fidèles pour y faire régner l’erreur, de demeurer en paix alors, serait‑ce servir l’Église, ou la trahir ? serait-ce la défendre ou la ruiner ? Et n’est‑il pas visible que, comme c’est un crime de troubler la paix où la vérité règne, c’est aussi un crime de demeurer en paix quand on détruit la vérité ? Il y a donc un temps où la paix est juste et un autre où elle est injuste. Et il est écrit qu’il y a temps de paix et temps de guerre, et c’est l’intérêt de la vérité qui les discerne. Mais il n’y a pas temps de vérité, et temps d’erreur, et il est écrit, au contraire, que la vérité de Dieu demeure éternellement. Et c’est pourquoi Jésus‑Christ, qui dit qu’il est venu apporter la paix, dit aussi qu’il est venu apporter la guerre ; mais il ne dit pas qu’il est venu apporter et la vérité et le mensonge.

La vérité est donc la première règle et la dernière fin des choses.

Ecclesiastes 3:

TO every thing there is a season, and a time to every purpose under the heaven:
2 A time to be born, and a time to die; a time to plant, and a time to pluck up that which is planted;
3 A time to kill, and a time to heal; a time to break down, and a time to build up;
4 A time to weep, and a time to laugh; a time to mourn, and a time to dance;
5 A time to cast away stones, and a time to gather stones together; a time to embrace, and a time to refrain from embracing;
6 A time to get, and a time to lose; a time to keep, and a time to cast away;
7 A time to rend, and a time to sew; a time to keep silence, and a time to speak;
8 A time to love, and a time to hate; a time of war, and a time of peace.
9 What profit hath he that worketh in that wherein he laboureth?
10 I have seen the travail, which God hath given to the sons of men to be exercised in it.

Psalm 117 entire:

O PRAISE the Lord, all ye nations: praise him, all ye people.
2 For his merciful kindness is great toward us: and the truth of the Lord endureth for ever. Praise ye the Lord.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

772–770–***–***

Il est bon de porter les personnes renouvelées intérieurement par la grâce à faire des œuvres de piété et de pénitence proportionnées à leur portée, parce que l’un et l’autre sont conservés par la proportion qu’il y a entre la bonté des œuvres et l’esprit par lequel elles sont faites. Quand on contraint à des œuvres extraordinaires de piété et de pénitence celui qui n’est pas encore renouvelé intérieurement, on gâte l’un et l’autre, l’homme par sa malice corrompant les œuvres, et les œuvres accablant la débilité de l’homme, qui n’est pas capable de les porter. C’est un mauvais signe de voir une personne produire au‑dehors dès l’instant de sa conversion. L’ordre de la charité est de s’enraciner dans le cœur avant que de produire de bonnes œuvres au‑dehors.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

773–771–***–***

Je me sens une malignité qui m’empêche de convenir de ce que dit Montaigne, que la vivacité et la fermeté s’affaiblissent en nous avec l’âge. Je ne voudrais pas que cela fût. Je me porte envie à moi‑même. Ce moi de vingt ans n’est plus moi.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

774–772–***–***

Le sommeil est l’image de la mort, dites‑vous ; et moi je dis qu’il est plutôt l’image de la vie.

Yes, life in the Cave is effectively sleep!

Huey Newton, The Huey P. Newton Reader (edited by David Hilliard and Donald Weise, New York: Seven Stories Press, 2002), pages 74–5

When the Black Panthers saw this trend developing, we understood that their dissatisfaction could help our cause. In a few years’ time, almost half of the American population would be composed of young people; if we developed strong and meaningful alliances with white youth, they would support our goals and work against the Establishment.

Everywhere I went in 1967 I was vehemently attacked by Black students for this position; few could present opposing objective evidence to support their criticisms. The reaction was emotional: all white people were devils; they wanted nothing to do with them … I reflected that many of the students who were supposedly learning how to analyze and understand phenomena were in fact caught up in the same predicament as the prisoners in Plato’s cave allegory. Even though they were in college, they were still prisoners in the cave of exploitation and racism that Black people have been subjected to for centuries. Far from preparing them to deal with reality, college kept their intellects in chains. That afternoon I felt even more strongly that the Party would have to develop a program to implement Point 5 of our program, a true education for our people.

When I returned home around 6:30, I had a happy, righteous dinner of mustard greens and corn bread with my family …

Anika Prather, “Howard University’s classics department is an incubator for Black equality. Don’t close it,” April 23, 2021:

For example, Huey Newton, the co-founder of the Black Panthers, taught himself to read after graduating high school by reading Plato’s “Republic” repeatedly. He became fixated on the “Allegory of the Cave,” where a group of men live and determine what is going on in the outside world by the way the light from the outside reflects the shadows on the cave wall. They got a distorted view of reality by only believing what the shadows revealed to them. It was not until one of the men went outside that he saw how wrong their conclusions were.

When Newton read that, he was instantly inspired to “find a way to liberate Black people.”

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

775–773–***–***

Aristote, qui a fait un traité De l’âme, ne parle, selon Montaigne, que des effets de l’âme, ce qui n’est ignoré de personne ; et ne dit rien de son essence, ni de son origine, ni de sa nature, et c’est ce qu’on en veut savoir.

Why doesn’t Pascal then explain these things to us? Does he think Aristotle could have done it? Compare he words of Mustafa Akyol, op. cit.:

Why study the ethics of Aristotle if infidels cannot have moral wisdom? Early Muslims studied Aristotle and other civilisations, let’s say, because they believed in universalism. I show that it’s not an accident that the golden age of Islamic civilization was marked by openness, cosmopolitanism, universalism, learning from other civilizations as well and synthesizing them and creating new visions enriched by Islam. We lost that. So all our values come from scripture and over time you run into the problem of dry literalism.

Perhaps Pascal engages not in dry literalism, but creative interpretation.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

776–774–***–***

On se retire et cache huit mois à la campagne, pour en vivre quatre avec éclat à la cour.

Is one doing that, in order to manage the estates that give one the wealth to spend those four months in Paris? Or does one actually know how, and prefer (two-thirds of the time), demeurer en repos dans une chambre?

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

777–775–***–***

Nul plaisir n’a saveur pour moi, dit Montaigne, sans communication : marque de l’estime que l’homme fait de l’homme.

For Montaigne, solitary pleasure is not that pleasant, but for Pascal, this is not a problem?

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

778–776–***–***

L’Écriture renvoie l’homme aux fourmis : grande marque de la corruption de sa nature. Qu’il est beau de voir le maître du monde renvoyé aux bêtes comme aux maîtres de la sagesse !

Proverbs 6:

6 Go to the ant, thou sluggard; consider her ways, and be wise:
7 Which having no guide, overseer, or ruler,
8 Provideth her meat in the summer, and gathereth her food in the harvest.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

779–777–***–***

Qui s’aperçoit d’avoir dit ou fait une sottise croit toujours que ce sera la dernière. Loin d’en conclure qu’il en fera bien d’autres, il conclut que celle‑là l’empêchera d’en faire.

Thus people say, “It won’t happen again,” when it probably will.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

780–778–***–***

Les philosophes de l’École parlent de la vertu et les rhéteurs de l’éloquence sans les connaître. Présentez aux uns un homme véritablement vertueux, mais sans éclat, et aux autres un discours plein de beautés, mais sans pointes : ils n’y entendront rien.

Fragment connu par le 2e Recueil Guerrier et le ms Joly de Fleury

781–760–984–216

Mort soudaine seule à craindre, et c’est pourquoi les confesseurs demeurent chez les Grands.

Fragment connu par le 2e Recueil Guerrier et le ms Joly de Fleury

782–768–992–946 bis

Annat. Il fait le disciple sans ignorance, et le maître sans présomption.

Is this François Annat? He

was a French Jesuit, theologian, writer, and one of the foremost opponents of Jansenism … He was prominent in defending Catholic orthodoxy against the attacks of the Port-Royal theologians, and in consequence came to the notice of Pascal, who directed the last of the Provincial Letters against Père Annat.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

783–779–***–***

Je ne trouve rien de si aisé que de traiter de roman tout cela. Mais je ne trouve rien de plus difficile que d’y répondre.

Whatever “all that” may be, if you treat it as a novel, then you avoid concerning yourself with its truth.

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

784–780–***–***

Pourquoi Dieu ne se montre‑t‑il pas ? En êtes‑vous dignes ? Oui. Vous êtes bien présomptueux, et indigne par là. Non. Vous en êtes donc indigne.

There’s a common theme with (756)–(722)–928–(499) above, Œuvres extérieures:

Il n’y a rien de si périlleux que ce qui plaît à Dieu et aux hommes, car les états qui plaisent à Dieu et aux hommes ont une chose qui plaît à Dieu et une autre qui plaît aux hommes, comme la grandeur de sainte Thérèse …

Fragment connu par le ms Joly de Fleury

ms découvert par J. Mesnard en 1962

785–781–***–***

Dieu est caché. Mais il se laisse trouver à ceux qui le cherchent.

Il y a toujours eu des marques visibles de lui dans tous les temps. Les nôtres sont les prophéties. Les autres temps en ont eu d’autres.

Toutes ces preuves s’entretiennent toutes. Si l’une est vraie, l’autre l’est. Ainsi chaque temps, ayant eu celles qui lui étaient propres, a connu par celles‑là les autres.

Ceux qui ont vu le Déluge ont cru la Création, et ont cru le Messie à venir. Ceux qui ont vu Moïse ont cru le Déluge et l’accomplissement des prophéties.

Et nous qui voyons l’accomplissement des prophéties devons croire le Déluge et la Création.

Fragment connu par les portfeuilles Vallant

The full fragment is not at the Descotes–Proust site, where a search for

  • L 977” leads to the page on how to search;

  • B 320,” to one sentence of the text below, namely S 64, LG 28, L 30:

    On ne choisit pas pour gouverner un vaisseau celui des voyageurs qui est de la meilleure maison.

That sentence was in our first reading. In print, and elsewhere on line, Brunschvicg 320 is as below, labelled also as Lafuma 977; and Ariew translates this text. The fragment seems to be the single one taken from Dr Vallant’s portfolios, which are said by Lisa Smith to be

a hodgepodge of information, with recipes for gateaux, remedies in French and Latin, medical case notes, letters, religious reflections, and poems kept side-by-side. Vallant was the household physician of famed salonnière Mme de Sablé (d. 1678) and, later, Mlle de Guise,

786–***–977–320

Les choses du monde les plus déraisonnables deviennent les plus raisonnables à cause du dérèglement des hommes. Qu’y a-t-il de moins raisonnable que de choisir, pour gouverner un État, le premier fils d’une reine ? L’on ne choisit pas pour gouverner un bateau celui des voyageurs qui est de meilleure maison. Cette loi serait ridicule et injuste; mais parce qu’ils le sont et le seront toujours, elle devient raisonnable et juste, car qui choisira-t-on ? Le plus vertueux et le plus habile ? Nous voilà incontinent aux mains, chacun prétend être ce plus vertueux et ce plus habile. Attachons donc cette qualité à quelque chose d’incontestable. C’est le fils aîné du roi ; cela est net, il n’y a point de dispute. La raison ne peut mieux faire car la guerre civile est le plus grand des maux.

In default of a true aristocracy, a hereditary monarchy is the next best thing. Likewise then is it best to give “gentleman” a technical, but precise, hereditary meaning?

Fragment hors Copies

Notes préparatoires aux Provinciales.

787–736–950–930

Qu’on les a traités bien aussi humainement et qu’aussi ils ne s’en qu’il était possible de le faire pour se tenir dans le milieu entre l’amour de la vérité et le devoir de la charité.

Que la piété ne consiste pas à ne s’élever jamais contre ses frères mais à. Il serait bien facile, etc.

C’est une fausse piété de conserver la paix au préjudice de la vérité.

C’est aussi un faux zèle de conserver la vérité en blessant la charité.

——-

Mais

Aussi ils ne s’en sont pas plaints.

——-

Leurs maximes ont leur temps et leur lieu.

——-

Leur vanité va à s’élever de leurs erreurs.

Conformes aux Pères par leurs fautes.

Et aux martyrs par leur supplice.

——-

Encore n’en désavouent‑ils aucune.

——-

Ils n’avaient qu’à prendre l’Extrait et le désavouer.

——-

Sanctificant proelium.

——-

M. Bourzeis. Pour le moins ne peuvent‑ils pas désavouer qu’on il s’opposait à la condamnation.

Fragment hors Copies

788–737–951–950

En sa bulle, Cum ex apostolatus officio par Paul IV, publiée en 1558.

Nous ordonnons, statuons, décrétons, définissons que tous et chacun de ceux qui se trouveront être fourvoyés ou être tombés en hérésie ou schisme, ou qui s’éloigneront du droit chemin à l’avenir jour et tels de quelque qualité et condition qu’ils soient, laïques, ecclésiastiques, prêtres, évêques, archevêques, patriarches, primats, cardinaux, comtes, marquis, ducs, rois et empereurs soient privés de tout déchus de toute dignité et, outre les sentences et peines susdites soient pour cela même sans aucun ministère de droit ou de fait déchus privés en tout et pour tout, perpétuellement, de leurs ordres, évêchés biens, bénéfices, offices, royaume, empire, et incapables d’y rentrer jamais. Délaissons iceux à la discrétion de la puissance séculière pour être punis, ne leur n’accordant d’autre autre grâce à ceux qui par une véritable pénitence reviendraient de leur égarement, sinon que par la bénignité et clémence du Saint Siège ils soient estimés devoir mériter d’être reclus en un monastère pour y faire perpétuelle pénitence au pain et à l’eau, mais qu’ils demeurent toujours privés de toute dignité, ordre, prélature, comté, duché, royaume. Et que ceux qui les recèleront et défendront, seront pour cela même jugés excommuniés et infâmes, privés de tout royaume, duché, bien et possession, qui appartiendront de droit et de propriété àux premiers qui s’en ceux qui s’en saisiront les premiers.

Si hominem excommunicatum interfecerunt, non eos homicidas reputamus, quod adversus excommunicatos zelo catholicae matris ardentes aliquem eorum trucidasse contigerit. 23 q. 5. d’Urbain II.

(788)–(737)–952–(950)

Après les avoir bien tourmentés on vous renverra chez vous.

C’est une aussi faible consolation que celle des appels comme d’abus. Car un grand moyen d’abus ôté outre que la plupart n’auront pas le moyen de venir du fond du Périgord et d’Anjou, plaider au parlement de Paris ; outre qu’ils auront à toute heure des arrêtés du conseil pour défendre ces appels comme abus.

Car encore qu’ils n’aient pu ne puissent obtenir ce qu’ils ont demandé cela cette demande ne laisse pas de faire paraître que leur intention est leur puissance qui est d’autant plus grande qu’elle les a portés à demander une chose qu’il était si injuste qu’il était visible qu’ils ne la pourront obtenir.

Cela ne fait donc que mieux connaître leur intention et la  nécessité qu’il y a de ne pas autoriser par un enregistrement la bulle qu’ils veulent faire servir de base à ce nouvel établissement.

Ce n’est pas ici une bulle simple mais une base.

Au sortir du palais.

121.

Le pape défend au roi de marier ses enfants sans sa permission. 1294.

——-

Scire te volumus 124. 1302.

La puérile.

Scire

Fragment hors Copies

Notes préparatoires aux Provinciales.

789–738–954–956

Avez‑vous l’idée qu’il faut de notre société ?

——-

L’Église a subsisté si longtemps sans ces questions.

——-

 

——-

Les autres en font, mais ce n’est pas de même.

——-

Quelle comparaison croyez‑vous qu’il y ait entre 20.000 séparés et 200.000.000  joints, qui périront l’un pour l’autre ? Un corps immortel.

——-

Nous nous soutenons jusqu’à périr. Lamy.

——-

Nous poussons nos ennemis. M. Puys.

——-

Tout dépend de la probabilité.

——-

Le monde aime veut naturellement la une religion, mais douce.

——-

Il me prend envie de vous le montrer par une étrange supposition. Je vous dirai donc : quand Dieu ne nous soutiendrait pas par une providence particulière, pour le bien de l’Église, je veux vous montrer qu’en parlant, même humainement, nous ne pouvons périr.

——-

Accordez‑moi ce principe et je vous prouverai tout. C’est que la Société et l’Église sont courent même fortune.

Sans cela on ne ces principes on ne prouve rien.

——-

On ne vit pas longtemps dans l’impiété ouverte, ni naturellement dans les grandes austérités.

Une religion accommodée est propre à durer.

On les cherche par libertinage.

 

Rois, pape.

Troisième Requête. 246.

Des particuliers qui ne veulent pas dominer par les armes, je ne sais s’ils pouvaient mieux faire.


6. Droit et de bonne foi à la dévotion.

Université.

Troisième Requête.**

231. Jésuites consultés sur tout.

165 166, 164 165. Transplantés.

6. 452. Rois nourriciers.

4. Haïs à cause de leur mérite.

Apologie [de l’]Université. 159. Décret de Sorbonne.

Tuer les rois. 241, 228.

Jésuites pendus. 112.

La religion. Et la Société.

——-

Jesuita omnis homo.

——-

Collèges, enfants à choisir.

——-

Collèges, parents, amis, enfants à choisir.


Constitutions.

253. Pauvreté, ambition.

257. Principalement les princes, les grands seigneurs, qui peuvent nuire et servir.

12.   Inutiles, rejetés.

        Bonne grâce mine.

        Richesse, noblesse, etc. Eh quoi ! Aviez‑vous peur qu’on manquât à les recevoir plus tôt ?

27.

47.  Donner son bien à la Société pour la gloire de Dieu. Déclarations.

51, 52. Union de sentiments. Déclarations. Soumettre à la Société, et ainsi garder l’uniformité. Or aujourd’hui cette uniformité est en la diversité, car la Société le veut.

117. Constitutions : l’Évangile et saint Thomas. Déclarations. Quelque théologie accommodante.

65.   Rares savants pieux. Nos anciens ont changé d’avis.

23, 74. Mendier.

69.  Prier en

19.  Ne point donner aux parents, et s’en reposer sur la Société les conseillers donnés par le supérieur.

1.   Ne pas pratiquer l’examen. Déclarations.

2.   Pauvreté entière. Pour dire messes, ni pour sermon, ni par aumône compensatrice.

4.   Déclarations de même autorité que les Constitutions. Fin, lire les Constitutions chaque mois.

149. Les Déclarations gâtent tout.

154. Ni inciter à donner des aumônes perpétuelles, ni les demander en justice, ni tronc.

Déclarations. Non tanquam eleemosyna (sed tanquam conpensatio).

200. 4. Nous avertir de tout.

190. Constitutions ne veut pas troupe. Déclarations : troupe, interprété.

Un corps universel et immortel.

——-

Affection pour la communauté grande et sans scrupule : dangereuse.

——-

Par la religion nous serions tous riches, sans nos Constitutions. Aussi nous sommes pauvres.

——-

Et par la vraie religion et par les et sans cela elle, nous sommes forts.

 

Clemens Placentinus.

 

Nos généraux craignaient le déchet à cause des occupations extérieures. 208. 152. 150 ; à cause de la cour 209, 203, 216, 218 ; à cause qu’on ne suivait pas les opinions les plus sûres et les plus autorisées, saint Thomas, etc. : 215. 218.

Stipendium contra Constitutiones. 218.

Femmes. 224 225, 228.

Princes et politique. 227, 168, 177. Politique. 181.

Probabilité, nouveauté. 279, 156. Nouveauté, vérité.

Pour passer le temps et se divertir plus que pour aider les âmes. 158.

Opinions relâchées. 160. Péché mortel en véniel.

Contrition. 164 162.

Politique. 164 162.

Aulicismus. 164 ou 162.

Les commodités de la vie croissent aux Jésuites. 166.

Le Père Le Moine, 10.000 écus, hors de sa province.

Biens apparents et faux qui les trompent. 192 ad.

Et ce n’est pas une excuse aux supérieurs de n’avoir pas su les

Voyez combien la prévoyance des hommes est faible. Toutes les choses par où d’où nos premiers généraux craignaient la perte de notre Société, c’est par là qu’elle s’est accrue, par les Grands, par la contrariété à nos Constitutions, par la multitude des religieux, la diversité et nouveauté d’opinions, etc. 182, 157.

Le premier esprit de la Société éteint. 170, 171 ad 174, 184 ad 187. Non e piu quella.Vittelescus. 183. altri tempi altre cure.

Plaintes des généraux. Point de saint Ignace, point de Laynez, quelques‑unes de Borgia et d’Aquaviva, infinies de Mutius, etc.

Fragment hors Copies

Notes préparatoires aux Provinciales.

790–739–955–958

Ép. 16 Aquavivae. De formandis
            concionatoribus.
Lire les Pères pour les conformer à son imagination au lieu de former sa pensée sur celle des Pères.
P. 3753. Longe falluntur qui ad ‑ irrigaturae.
        Ép. 1. Mutii Vitelles ci.
Cette citation ne se trouve pas  
P. 3859. Quamvis enim probe norimet absolutum. Celle-ci non plus.
Elles étaient 373 / 389.
Elles sont écrites toutes deux .
P. 390. Dolet ac querituresse modestiam. Modestie.
P. 392. Lex ne dimidiatareprehendit. La messe. Je ne sais ce qu’il dit.
408. Ita feram illametiam irrumpat. Politique.
409. Ad extremum pervelimcircumferatur. Par un malheur ou plutôt un bonheur singulier de la Société, ce qu’un fait est attribué à tous.
410. Querimoniaedeprehendetis. p. 412. Obéir aux évêques exactement, qu’il ne paraisse pas que nous prétendions nous mesurer à eux à l’exemple de saint Xavier.
412. Ad haec si a litibusaviditatis. Testaments, procès.
413. Patris Borgiaevidebitur illam futuram. Ils augmentent, ils inventent même de fausses histoires.

415. Ita res domesticasnunc dimittis, etc.

        Ép. 2. Mutii Vitellesci.

432. Quarto nonnullorumquam ad ardentissime possum urgere. Probabilité : Tueri Pius potest, probabilis est, Auctore non caret.
433. Quoniam vero de loquendi licentiaaut raro plectatur.
         Ép. 3. Mutii Vitellesci.
Manque de punir les médisants.
P. 437. Nec sane dubiumperficiat nihil jam detrimenti acceperit. Que la société ne se gâte.
P. 440. Ardentissime Deum exoremus ‑ operari non est gravatus et tu fili hominis, etc. Ezechiel 37. Manque d’obéissance pour chercher leur réputation.
P. 441. Secundum caputtanti facinus. Manque d’obéissance pour chercher leur réputation.
P. 442. Haec profecto una si deficietqui haec molitur etc. Manque d’obéissance, chercher l’appui des Grands.
P. 443. Ex hoc namque vitioimportunum praebeas. Ils font des choses indécentes et hors l’état de la Société et disent que les grands seigneurs les importunent pour cela mais ce sont eux qui les importunent de sorte qu’il faut ou les avoir pour ennemis si on les refuse, ou perdre la Société en l’accordant.
P. 443. Spectabit tertium caputmutatus est color optimus. Chasteté.
445. De paupertatenon adversentur veritati. Pauvreté, relâchement d’opinions contraires à la vérité.
445. Nobilis quidam Romacollocabit.  
P. 446. Faxit Deusatque si praetermitterentur. Vignes, etc.

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  1. Brian Humphreys
    Posted June 1, 2021 at 1:47 pm | Permalink | Reply

    Dear David Golly, your brain works at such a higher level than mine!! (And Maths was my favoured subject!!) Just to let you know that the 2nd Book about Luke’s siblings was published on 25th. May.I know you can’t buy them from Turkey without a fuss so no problem, as a family descendant, I thought you just needed to know.Keep sending me the blogs, I attempt to read them but when brain fizzzzles – ouch.All the bestBrian

2 Trackbacks

  1. By Pascal, Pensées, S 1–114 « Polytropy on June 1, 2021 at 1:37 pm

    […] 755–90 […]

  2. By Pascal, Pensées, S 791–813 « Polytropy on June 6, 2021 at 10:32 am

    […] « Pascal, Pensées, S 755–790 […]

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