Pascal, Pensées, S 739–754

Index for this series

The remaining three readings are of fragments “not registered by Copy B” (Ariew).

The present reading is Sellier 739–54, of which all but 741 correspond to Lafuma 913–25, 936, 975–6, and 978–9. Each of these but one (namely Mémorial, S 742, L 913) n’est pas encore analysé at the Descotes–Proust site.

Major fragments:

  • Mémorial (742–711–913–[0])

  • Texte Amour propre (743–758–978–100)

  • The Mystery of Jesus: 749–717–919–553, 751–(717)–(919)–(553), (751)–(717)–(919)–791

Themes

  • Contrariety of inside and outside, now in (751)–727–936–698 and S 753, but seen also in the ninth reading, 499–514–923–905.

  • The Jesuits against the Jansenists: 744–712–914–882, 745–713–915–902 bis, 746–714–916–920, 750–718–920–957. Thus the importance of speaking the truth as one sees it. This was seen also in:

    • Third reading, 184–151–211: If we refuse to act as if alone, we witness our greater esteem for the esteem of others than for the truth.

    • Ninth reading, 492–505–592–750, and the last reading: The Jews are the best witnesses for not having all converted; thus one needs to be free to convert or not.

    • Eleventh reading, (672)–(457)–505–(260). Believe according to your own lights. The punishment for those who sin is error (thus perhaps error is its own punishment).

Summary of each fragment

Fragment connu par l’édition de Port-Royal de 1678

Ce fragment n’est pas encore analysé.

739–756–975–275

Les hommes prennent souvent leur imagination pour leur cœur et ils croient être convertis dès qu’ils pensent à se convertir.

Fragment connu par l’édition de Port-Royal de 1678

Ce fragment n’est pas encore analysé.

740–757–976–19

La dernière chose qu’on trouve en faisant un ouvrage est de savoir celle qu’il faut mettre la première.

Fragment joint à C1

Ce fragment n’est pas encore analysé.

741–278 bis–292 (note)–***

Car, quoiqu’ellesqu’il y eût environ 2 000 ans qu’elles [..]tent passées avaient été faites, le peu de générations qui s’étaient passées faisaient qu’elles étaient aussi nouvelles aux hommes qui étaient en ce temps‑là que nous le sont à présent celles qui sont arrivées il y a environ 300 ans. Cela vient de la longueur de la vie des premiers hommes. En sorte que Sem, qui a vu Lamech, etc.

Cette preuve suffit pour convaincre les personnes raisonnables de la vérité du Déluge et de la Création. Et cela fait voir la Providence de Dieu, qui lequel, voyant les choses que la Création commençait à s’éloigner, a pourvu d’un historien qu’on peut appeler contemporain et a commis tout un peuple pour la garde de son Livre.

Et ce qui est encore admirable, c’est que ce Livre a été embrassé unanimement et sans aucune contradiction reçu unanimement le, non seulement par tout le peuple juif, mais aussi par tous les rois et tous les peuples de la terre sauf […] contradiction et, qui l’ont reçu avec un respect et une vénération toute particulière.

Mémorial

742–711–913–[0]

L’an de grâce 1654.

Lundi 23 novembre, jour de saint Clément
Pape et m. et autres au martyrologe romain
veille de saint Chrysogone m. et autres, etc.
Depuis environ dix heures et demi du soir
jusques environ minuit et demi.

————————————FEU.  

Dieu d’Abraham. Dieu d’Isaac. Dieu de Jacob
non des philosophes et savants.

Certitude, joie, certitude, sentiment, vue, joie

Dieu de Jésus‑Christ.

Deum meum et Deum vestrum.
                                                   Jean 20. 17.

Ton Dieu sera mon Dieu. Ruth.
Oubli du monde et de Tout hormis DIEU

Il ne se trouve que par les voies enseignées
dans l’Évangile. Grandeur de l’âme humaine.

Père juste, le monde ne t’a point
connu, mais je t’ai connu. Jean 17.

Joie, joie, joie et pleurs de joie   
Je m’en suis séparé   
Dereliquerunt me fontem   
mon Dieu, me quitterez‑vous   
que je n’en sois pas séparé éternellement.   
 

Cette est la vie éternelle, qu’ils te connaissent
seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé

Jésus-Christ   

Jésus-Christ   

                                   je l’ai fui, renoncé, crucifié

je m’en suis séparé,   

que je n’en sois jamais séparé   

il ne se conserve que par les voies enseignées
dans l’Évangile.
Renonciation totale et douce  

Soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeur.
Éternellement en joie pour un jour d’exercice sur la terre.
Non obliviscar sermones tuos. Amen.

Texte Amour propre

Ce fragment n’est pas encore analysé.

743–758–978–100

La nature de l’amour propre et de ce moi humain est de n’aimer que soi, et de ne considérer que soi. Mais que fera-t-il ? Il ne saurait empêcher que cet objet qu’il aime ne soit plein de défauts et de misére. Il veut être grand, et il se voit petit. Il veut être heureux, et il se voit misérable. Il veut être parfait, et il se voit plein d’imperfections. Il veut être l’objet de l’amour et de l’estime des hommes, et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. Cet embarras où il se trouve produit en lui la plus injuste et la plus criminelle passion qu’il soit possible de s’imaginer. Car il conçoit une haine mortelle contre cette vérité qui le reprend, et qui le convainc de ses défauts. Il désirerait de l’anéantir, et, ne pouvant la détruire en elle-même, il la détruit autant qu’il peut dans sa connaissance et dans celle des autres ; c’est-à-dire qu’il met tout son soin à couvrir ses défauts et aux autres et à soi-même, et qu’il ne peut souffrir qu’on les lui fasse voir ni qu’on les voie.

C’est sans doute un mal que d’être plein de défauts, mais c’est encore un plus grand mal que d’en être plein et de ne les vouloir pas reconnaître, puisque c’est y ajouter encore celui d’une illusion volontaire. Nous ne voulons pas que les autres nous trompent, et nous ne trouvons pas juste qu’ils veuillent être estimés de nous plus qu’ils ne méritent. Il n’est donc pas juste aussi que nous les trompions et que nous voulions qu’ils nous estiment plus que nous ne méritons.

Ainsi, lorsqu’ils ne nous découvrent que des imperfections et des vices que nous avons en effet, il est visible qu’ils ne nous font point de tort, puisque ce ne sont pas eux qui en sont cause ; et qu’ils nous font un bien, puisqu’ils nous aident à nous délivrer d’un mal, qui est l’ignorance de ces imperfections. Nous ne devons pas être fâchés qu’ils les connaissent et qu’ils nous méprisent, étant juste, qu’ils nous connaissent pour ce que nous sommes, et qu’ils nous méprisent si nous sommes méprisables.

Voilà les sentiments qui naîtraient d’un cœur qui serait plein d’équité et de justice. Que devons-nous donc dire du nôtre en y voyant une disposition toute contraire ? Car n’est-il pas vrai

  • que nous haïssons

    • et la vérité,
    • et ceux qui nous la disent ; et
  • que nous aimons qu’ils se trompent à notre avantage, et

  • que nous voulons être estimés d’eux, autres que nous ne sommes en effet ?

En voici une preuve qui me fait horreur. La religion catholique n’oblige pas à découvrir ses péchés indifféremment à tout le monde. Elle souffre qu’on demeure caché à tous les autres hommes. Mais elle en excepte un seul, à qui elle commande de découvrir le fond de son cœur, et de se faire voir tel que l’on est. Il n’y a que ce seul homme au monde qu’elle nous ordonne de désabuser, et elle l’oblige à un secret inviolable, qui fait que cette connaissance est dans lui comme si elle n’y était pas. Peut-on s’imaginer rien de plus charitable et de plus doux ? Et néanmoins la corruption de l’homme est telle qu’il trouve encore de la dureté dans cette loi ; et c’est une des principales raisons qui a fait révolter contre l’Église une grande partie de l’Europe.

Que le cœur de l’homme est injuste et déraisonnable pour trouver mauvais qu’on l’oblige de faire à l’égard d’un homme, ce qu’il serait juste en quelque sorte qu’il fît à l’égard de tous les hommes ! Car est-il juste que nous les trompions ?

Il y a différents degrés dans cette aversion pour la vérité ; mais on peut dire qu’elle est dans tous en quelque degré, parce qu’elle est inséparable de l’amour propre. C’est cette mauvaise délicatesse qui oblige ceux qui sont dans la nécessité de reprendre les autres de choisir tant de détours et de tempéraments pour éviter de les choquer. Il faut qu’ils diminuent nos défauts, qu’ils fassent semblant de les excuser, qu’ils y mêlent des louanges et des témoignages d’affection et d’estime. Avec tout cela, cette médecine ne laisse pas d’être amère à l’amour propre. Il en prend le moins qu’il peut, et toujours avec dégoût, et souvent même avec un secret dépit contre ceux qui la lui présentent.

Il arrive de là que, si l’on a quelque intérêt d’être aimé de nous, on s’éloigne de nous rendre un office qu’on sait nous être désagréable : on nous traite comme nous voulons être traités. Nous haïssons la vérité, on nous la cache ; nous voulons être flattés, on nous flatte ; nous aimons à être trompés, on nous trompe.

C’est ce qui fait que chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité, parce qu’on appréhende plus de blesser ceux dont l’affection est plus utile, et l’aversion plus dangereuse. Un Prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. Je ne m’en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr. Or ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu’ils servent, et ainsi ils n’ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes.

Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes ; mais les moindres n’en sont pas exemptes, parce qu’il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n’est qu’une illusion perpétuelle : on ne fait que s’entre-tromper et s’entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie ; et peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas, quoiqu’il en parle alors sincèrement et sans passion.

L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut pas qu’on lui dise la vérité. Il évite de la dire aux autres. Et toutes ces dispositions si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur.

Fragment hors Copies n° 1A

Ce fragment n’est pas encore analysé.

744–712–914–882

Toutes les fois que les Jésuites surprendront le pape on rendra toute la chrétienté parjure.

——-

Le pape est très aisé à être surpris à cause de ses affaires et de la créance qu’il a aux Jésuites, et les Jésuites sont très capables de surprendre à cause de la calomnie.

Fragment hors Copies n° 2B

Ce fragment n’est pas encore analysé.

745–713–915–902 bis

Sur le bruit des feuillants je le fus voir, dit mon ancien ami. En parlant de dévotion il crut que j’en avais quelque sentiment.

Et que je pourrais bien être feuillant.

Et que je pourrais faire fruit en écrivant surtout en ce temps‑ci contre les novateurs.

Nous avons fait depuis peu contre notre chapitre général qui est qu’on signerait la bulle.

Qu’il souhaiterait que Dieu m’inspirât.

——-

Mon Père, faudrait‑il signer ?

Fragment hors Copies n° 3C

Ce fragment n’est pas encore analysé.

746–714–916–920

3.

S’ils ne renoncent à la probabilité leurs bonnes maximes sont aussi impies peu saintes que les méchantes, car elles sont fondées sur l’autorité humaine. ce qui les Et ainsi si elles sont plus justes elles seront plus raisonnables, mais non pas plus saintes : elles tiennent de la tige sauvage sur quoi elles sont entées.

——-

Si ce que je dis ne sert à vous éclaircir, il servira au peuple.

——-

Si ceux‑là se taisent les pierres parleront.

——-

Le silence est la plus grande persécution. Jamais les saints ne se sont tus. Il est vrai qu’il faut vocation, mais ce n’est pas des arrêts du Conseil qu’il faut apprendre si on est appelé, c’est de la nécessité de parler. Or après

  • que Rome a parlé et
  • qu’on pense qu’il a condamné la vérité, et
  • qu’ils l’ont dit écrit, et
  • que les livres qui ont dit le contraire sont censurés,

il faut crier d’autant plus haut

  • qu’on est censuré plus injustement et
  • qu’on veut étouffer la parole plus violemment,

jusqu’à ce qu’il vienne un pape

  • qui écoute et qui les deux parties et
  • qui consulte l’Antiquité pour faire justice.

——-

Aussi les enfants les bons papes trouveront encore l’Église en clameurs.

——-

(746)–(714)–917–540

L’espérance que les chrétiens ont de posséder un bien infini est mêlée de jouissance effective aussi bien que de crainte, car ce n’est pas comme ceux qui espéreraient un royaume dont ils n’auraient rien étant sujets, car mais ils espèrent la sainteté, l’exemption d’injustice, et ils en ont quelque chose.

——-

(746)–(714)–(916)–(920)

L’Inquisition et la Société, les deux fléaux de la vérité.

——-

Que ne les accusez‑vous d’arianisme ? Car s’ils ont dit que Jésus-Christ est Dieu, peut‑être ils l’entendent non par nature mais comme il est dit : Dii estis.

——-

Si mes lettres sont condamnées à Rome ce que j’y condamne est condamné dans le ciel.

——-

Ad tuum Domine Jesu tribunal appello.

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Vous‑mêmes êtes corruptibles.

——-

J’ai craint que je n’eusse mal écrit me voyant condamné, mais l’exemple de tant de pieux écrits me fait croire au contraire. Il n’est plus permis de bien écrire.

——-

Tant l’Inquisition est corrompue ou ignorante.

——-

Il est meilleur d’obéir à Dieu qu’aux hommes.

——-

Je ne crains rien, je n’espère rien. Les évêques ne sont pas ainsi. Le Port Royal craint, et c’est une mauvaise politique de les séparer. Car ils ne craindront plus et se feront plus craindre.

——-

Je ne crains pas même vos censures, pailles si elles ne sont fondées sur celles de la tradition.

——-

Censurez‑vous tout ? quoi, même mon respect ? non, donc dites quoi ou vous ne ferez rien si vous ne désignez le mal, et pourquoi il est mal. Et c’est ce qu’ils auront bien peine à faire.

 

Probab[ilité].

Ils ont plaisamment expliqué la sûreté, car après avoir établi que toutes leurs voies sont sûres, ils n’ont plus appelé sûr ce qui mène certainement au ciel, sans danger de n’y pas arriver par là, mais ce qui y mène sans danger de sortir de cette voie.

Fragment hors Copies n° 4D

Notes relatives à la XIXe Provinciale. Ce fragment n’est pas encore analysé.

Ariew includes a translation of the final, fragmentary, nineteenth of the Provincial Letters. Here’s another translation, from the Wayback Machine:

ADDRESSED TO FATHER ANNAT

REVEREND SIR,

If I have caused you some dissatisfaction, in former Letters, by my endeavours to establish the innocence of those whom you were labouring to asperse, I shall afford you pleasure in the present by making you acquainted with the sufferings which you have inflicted upon them. Be comforted, my good father, the objects of your enmity are in distress! And if the Reverend the Bishops should be induced to carry out, in their respective dioceses, the advice you have given them, to cause to be subscribed and sworn a certain matter of fact, which is, in itself, not credible, and which it cannot be obligatory upon any one to believe – you will indeed succeed in plunging your opponents to the depth of sorrow, at witnessing the Church brought into so abject a condition.

Yes, sir, I have seen them; and it was with a satisfaction inexpressible! I have seen these holy men; and this was the attitude in which they were found. They were not wrapt up in a philosophic magnanimity; they did not affect to exhibit that indiscriminate firmness which urges implicit obedience to every momentary impulsive duty; nor yet were they in a frame of weakness and timidity, which would prevent them from either discerning the truth, or following it when discerned. But I found them with minds pious, composed, and unshaken; impressed with a meek deference for ecclesiastical authority; with tenderness of spirit, zeal for truth, and a desire to ascertain and obey her dictates: filled with a salutary suspicion of themselves, distrusting their own infirmity, and regretting that it should be thus exposed to trial; yet withal, sustained by a modest hope that their Lord will deign to instruct them by his illuminations, and sustain them by his power; and believing that that of their Saviour, whose sacred influences it is their endeavour to maintain, and for whose cause they are brought into suffering, will be at once their guide and their support! I have, in fine, seen them maintaining a character of Christian piety, whose power …

I found them surrounded by their friends, who had hastened to impart those counsels which they deemed the most fitting in their present exigency. I have heard those counsels; I have observed the manner in which they were received, and the answers given: and truly, my father, had you yourself been present, I think you would have acknowledged that, in their whole procedure, there was the entire absence of a spirit of insubordination and schism; and that their only desire and aim was to preserve inviolate two things – to them infinitely precious – peace and truth.

For, after due representations had been made to them of the penalties they would draw upon themselves by their refusal to sign the Constitution, and the scandal it might cause in the Church, their reply was …

747–715–979–945

Si les Jésuites étaient corrompus et qu’il fût vrai que nous fussions seuls, à plus forte raison devrions-nous demeurer.

Le jour du Jugement.

Quod bellum firmavit, pax ficta non auferat.

Neque benedictione, neque maledictione movetur, sicut angelus Domini.

On attaque la plus grande des vertus chrétiennes, qui est l’amour de la vérité.

Si la signature signifie cela, qu’on souffre que je l’explique, afin qu’il n’y ait point d’équivoque : car il faut demeurer d’accord que plusieurs croient que signer marque consentement.

C’est donc là, M[on] P[ère], ce que vous appelez [le] sens de Jansénius ; c’est donc là ce que vous faites entendre et au pape et aux évêques !

Si le rapporteur ne signait pas, l’arrêt serait invalide. Si la bulle n’était pas signée, elle serait valable. Ce n’est donc pas …

On n’est pas coupable de ne pas croire et on serait coupable de jurer sans croire.

De belles questions. Il …

« Mais vous pouvez vous être trompé ? » Je jure que je crois que je puis m’être trompé ; mais je ne jure pas que je crois que je me suis trompé.

Je suis fâché de vous dire ici … Je ne fais qu’un récit.

Cela, avec Escobar, les met au … ; mais ils ne le prennent pas ainsi en témoignant le déplaisir de se voir entre Dieu et le pape.

Fragment hors Copies n° 5E

Ce fragment n’est pas encore analysé.

748–716–918–459

Les fleuves de Babylone coulent et tombent, et entraînent.

——-

Ô sainte Sion, où tout est stable et où rien ne tombe !

——-

Il faut s’asseoir sur ces fleuves, non sous ou dedans, mais dessus, et non debout mais assis, pour être humble étant assis, et en sûreté étant dessus, mais nous serons debout dans les porches de Jérusalem.

——-

Qu’on voie si ce plaisir est stable ou coulant. S’il passe, c’est un fleuve de Babylone.

Fragment hors Copies n° 6F

Ce fragment n’est pas encore analysé.

In place of the short horizontal lines, as dividers I am using asterisms as in Descotes’s 1976 print edition of Brunschvicg’s edition. Note that Brunschvicg 553 comprises Sellier 749 and 751.

749–717–919–553

Le Mystère de Jésus.

Jésus souffre dans l’agonie sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir.

The Latin is said to be from John 11:33 (where the Vulgate has et turbavit seipsum), before the Last Supper, in the midst of the story of Lazarus, taken up in the tenth reading, 612–622–730–754, for the contradictions.

28 And when she had so said, she went her way, and called Mary her sister secretly, saying, The Master is come, and calleth for thee.
29 As soon as she heard that, she arose quickly, and came unto him.
30 Now Jesus was not yet come into the town, but was in that place where Martha met him.
31 The Jews then which were with her in the house, and comforted her, when they saw Mary, that she rose up hastily and went out, followed her, saying, She goeth unto the grave to weep there.
32 Then when Mary was come where Jesus was, and saw him, she fell down at his feet, saying unto him, Lord, if thou hadst been here, my brother had not died.
33 When Jesus therefore saw her weeping, and the Jews also weeping which came with her, he groaned in the spirit, and was troubled,
34 And said, Where have ye laid him? They said unto him, Lord, come and see.
35 Jesus wept.
36 Then said the Jews, Behold how he loved him!
37 And some of them said, Could not this man, which opened the eyes of the blind, have caused that even this man should not have died?

Jésus cherche quelque consolation au moins dans ses trois plus chers amis, et ils dorment. Il les prie de soutenir un peu avec lui, et ils le laissent avec une négligence entière, ayant si peu de compassion qu’ils ne qu’elle ne pouvait seulement arrêter les empêcher de dormir un moment. Et ainsi Jésus était délaissé seul à la colère de Dieu.

Jésus est seul dans la terre non seulement qui ressente et partage sa peine, mais qui la sache. Le ciel et lui sont seuls dans cette connaissance.

Jésus est

  • dans un jardin, non de délices, comme le premier Adam, où il se perdit et tout le genre humain, mais
  • dans un de supplices, où il s’est sauvé et tout le genre humain.

Il souffre cette peine et cet abandon dans l’horreur de la nuit.

Je crois que Jésus ne s’est jamais plaint que cette seule fois. Mais pour alors il se plaint comme s’il n’eût plus pu contenir sa douleur excessive : Mon âme est triste jusqu’à la mort.

Jésus cherche de la compagnie et du soulagement de la part des hommes. Cela est unique en toute sa vie, ce me semble. Mais il n’en reçoit point, car ses disciples dorment.

Jésus est sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps‑là.

Jésus au milieu de ce délaissement universel et de ses amis choisis pour veiller avec lui, les trouvant dormant, s’en fâche à cause du péril où ils exposent non lui, mais eux‑mêmes, et les avertit de leur propre salut et de leur bien avec une tendresse cordiale pour eux pendant leur ingratitude, et les avertit que l’esprit est prompt et la chair infirme.

Jésus, les trouvant encore dormant, sans que ni sa considération ni la leur les en eût retenus, il a la bonté de ne pas les éveiller, et les laisse dans leur repos.

Jésus prie dans l’incertitude de la volonté du Père, et craint la mort. Mais l’ayant connue, il va au‑devant s’offrir à elle : Eamus. Processit (Joannes).

Mark 14:

41 And he cometh the third time, and saith unto them, Sleep on now, and take your rest: it is enough, the hour is come; behold, the Son of man is betrayed into the hands of sinners.
42 Rise up, let us go; lo, he that betrayeth me is at hand.
43 And immediately, while he yet spake, cometh Judas, one of the twelve, and with him a great multitude with swords and staves, from the chief priests and the scribes and the elders.

Matthew 26:

44 And he left them, and went away again, and prayed the third time, saying the same words.
45 Then cometh he to his disciples, and saith unto them, Sleep on now, and take your rest: behold, the hour is at hand, and the Son of man is betrayed into the hands of sinners.
46 Rise, let us be going: behold, he is at hand that doth betray me.
47 And while he yet spake, lo, Judas, one of the twelve, came, and with him a great multitude with swords and staves, from the chief priests and elders of the people.

John 18:

WHEN Jesus had spoken these words, he went forth with his disciples over the brook Cedron, where was a garden, into the which he entered, and his disciples.
2 And Judas also, which betrayed him, knew the place: for Jesus ofttimes resorted thither with his disciples.
3 Judas then, having received a band of men and officers from the chief priests and Pharisees, cometh thither with lanterns and torches and weapons.
4 Jesus therefore, knowing all things that should come upon him, went forth, and said unto them, Whom seek ye?
5 They answered him, Jesus of Nazareth. Jesus saith unto them, I am he. And Judas also, which betrayed him, stood with them.

Jésus a prié les hommes, et n’en a pas été exaucé.

Jésus, pendant que ses disciples dormaient, a opéré leur salut.

Il l’a fait à chacun des justes pendant qu’ils dormaient et dans le néant avant leur naissance, et dans les péchés depuis leur naissance.

dans saint Mathieu Il ne prie qu’une fois que le calice passe, et encore avec soumission, et deux fois qu’il vienne, s’il le faut.

Jésus dans l’ennui.

Jésus, voyant tous ses amis endormis, et tous ses ennemis vigilants, se remet tout entier à son Père.

Jésus ne regarde pas dans Judas sa malice son inimitié, mais l’ordre de Dieu qu’il aime, et la voit si peu qu’il l’appelle ami.

Jésus s’arrache d’avec ses disciples pour entrer dans l’agonie. Il faut s’arracher de ses plus proches et des plus intimes, pour l’imiter.

Jésus étant dans l’agonie et dans les plus grandes peines, prions plus longtemps.

Fragment hors Copies n° 7G

Ce fragment n’est pas encore analysé.

750–718–920–957

Nous‑mêmes n’avons pu avoir de maximes générales. Nos constitutions nous font mendiants. Si vous voyez nos constitutions, à peine nous connaîtrez‑vous : elles nous font mendiants et exclus des Cours, et cependant, etc. Mais ce n’est pas les enfreindre [infringere], car la gloire de Dieu est partout.

Il y a diverses voies pour y arriver. Saint Ignace a pris les unes et maintenant d’autres. Il était meilleur pour le commencement de proposer la pauvreté et la retraite. Il a été meilleur ensuite de prendre le reste. Car cela eût effrayé de commencer par le haut. Cela est contre nature. Et

Ce n’est pas que la règle générale ne soit qu’il faut s’en tenir aux Institutions mais les car on en abuserait. On en trouverait peu comme nous qui sachions nous élever sans vanité.

Unam sanctam.

Les jansénistes en porteront la peine.

Le Pére Saint Jure. ‑ Escobar.

Tanto viro.

Aquaviva, 14 décembre 1614 1621. – Tanner. q. 2, dub. 5, n. 86.

Clément et Paul V. Dieu nous protège visiblement.

Contre les jugements téméraires et les scrupules.

Sainte Thérèse 474.

Roman, Rose.

Falso crimine.

tanto viro Subtilité pour être.

——-

Toute la vérité d’un côté, nous l’étendons aux deux.

Deux obstacles : l’Évangile ; lois de l’État. A majori ad minus. Junior.

Pour parler des vices personnels.

Belle lettre d’Aquaviva, 18 juin 1611.

Contre les opinions probables.

Saint Augustin 282.

Et pour saint Thomas aux lieux où il a traité exprès les matières.

Clemens Placentinus 277.

Et nouveautés.

Et ce n’est pas une excuse aux supérieurs de ne l’avoir pas su car ils le devaient savoir : 194, 197, 279.

——-

Pour la morale 283, 288.

La Société importe à l’Église 236.

En bien et en mal 156.

Aquaviva : à confesser les femmes 360.

Fragment hors Copies n° 8H-19T (recto)

Ce fragment n’est pas encore analysé.

751–(717)–(919)–(553)

[n° 8H recto]

Nous implorons la miséricorde de Dieu,

  • non afin qu’il nous laisse en paix dans nos vices, mais
  • afin qu’il nous en délivre.

Si Dieu nous donnait des maîtres de sa main, ô qu’il leur faudrait obéir de bon cœur. La nécessité et les événements en sont infailliblement.

Console‑toi. Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé.

Je pensais à toi dans mon agonie ; j’ai versé telles gouttes de sang pour toi.

C’est me tenter plus que t’éprouver, que de penser si tu ferais bien, telle et telle chose absente. – Je la ferai en toi si elle arrive.

Laisse‑toi conduire à mes règles. Vois comme j’ai bien conduit la Vierge et les saints qui m’ont laissé agir en eux.

Le Père aime tout ce que je fais.

Veux‑tu qu’il me coûte toujours du sang de mon humanité sans que tu donnes des larmes.

C’est mon affaire que ta conversion ; ne crains point et prie avec confiance comme pour moi.

Je te suis présent par ma parole dans la bible l’Écriture, par mon esprit dans l’Église et par les inspirations, par ma puissance dans les prêtres, par ma prière dans les fidèles.

  • Les médecins ne te guériront pas, car tu mourras à la fin mais
  • c’est moi qui guéris et rends le corps immortel.

  • Souffre les chaînes et la servitude corporelle.
  • Je ne te délivre que de la spirituelle à présent.

Je te suis plus ami que tel et tel, car

  • j’ai fait pour toi plus qu’eux et

  • ils

    • ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et

    • ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés

      • comme j’ai fait et

      • comme je

        • suis prêt à faire et

        • fais dans mes élus – et au Saint Sacrement.

Si tu connaissais tes péchés tu perdrais cœur. Je le perdrai donc, Seigneur, car je vous crois leur malice sur votre assurance. Non car moi par qui tu l’apprends t’en peux guérir et ce que je te le dis est un signe que je te veux guérir. À mesure que tu les expieras tu les connaîtras et il te sera dit : Vois les péchés qui te sont remis.

Fais donc pénitence pour tes péchés cachés et pour la malice occulte de ceux que tu connais.

Seigneur, je vous donne tout.

Je t’aime plus ardemment que tu n’as aimé tes souillures. Ut immundus pro luto, etc.

Qu’à moi en soit la gloire et non à toi, ver et terre.

Témoigne à ton directeur que mes propres paroles te sont occasion de mal et de vanité ou curiosité.

[n° 19T recto]

Je vois mon abîme d’orgueil, de curiosité, de concupiscence. Il n’y a nul rapport de moi à Dieu, ni à Jésus-Christ juste. Mais il a été fait péché pour moi. Tous vos fléaux [flagellum] sont tombés sur lui. Il est plus abominable que moi, et loin de m’abhorrer il se tient honoré que j’aille à lui et le secoure. Mais il s’est guéri lui‑même et me guérira à plus forte raison.

Il faut ajouter mes plaies aux siennes et il me joindre à lui et il me sauvera en se sauvant.

Il Mais il n’en faut pas ajouter à l’avenir.

——-

Eritis sicut dii scientes bonum et malum ; tout le monde fait le Dieu en jugeant : cela est bon ou mauvais et s’affligeant ou se réjouissant trop des événements.

——-

Faire

  • les grandes petites choses comme grandes à cause de la majesté de Jésus-Christ qui les fait en nous et qui vit notre vie, et
  • les grandes comme petites et aisées à cause de sa toute puissance.

Fragment hors Copies n° 8H (verso)

Ce fragment n’est pas encore analysé.

(751)–(717)–(919)–791

La fausse justice de Pilate ne sert qu’à faire souffrir Jésus-Christ. Car il le fait fouetter pour sa fausse justice et puis le tue. Il vaudrait mieux l’avoir tué d’abord. Ainsi les faux justes. Ils font de bonnes œuvres et de méchantes pour plaire au monde et montrer qu’ils ne sont pas tout à fait à Jésus-Christ, car ils en ont honte et enfin dans les grandes tentations et occasions ils le tuent.

Fragment hors Copies n° 19T (verso)

(751)–727–936–698

On n’entend les prophéties que quand on voit les choses arrivées, ainsi les preuves de la retraite et de la direction, du silence, etc. ne s’entendent que ne se prouvent qu’à ceux qui les savent et les croient.

——-

Saint Joseph si intérieur dans une loi toute extérieure.

——-

Les pénitences extérieures disposent à l’intérieure, comme les humiliations à l’humilité, ainsi les …

Fragment hors Copies n° 9I

Ce fragment n’est pas encore analysé.

752–719–921–518

Toutes conditions et même les martyrs ont à craindre par l’Écriture.

—–

La peine du purgatoire la plus grande est l’incertitude du jugement.

—–

Deus absconditus.

Fragment hors Copies n° 10K

Ce fragment n’est pas encore analysé.
La suite de ce fragment pourrait être, selon Z. Tourneur, le fragment Laf. 923, Sel. 499

That’s in the ninth reading: “You want the Church to judge neither the inside (because that belongs to God), nor the outside (because God cares only about [ne s’arrête qu’à] the inside).”

753–514–924–498

Il est vrai qu’il y a de la peine en entrant dans la piété mais cette peine ne vient pas de la piété qui commence d’être en nous, mais de l’impiété qui y est encore. Si nos sens ne s’opposaient pas à la pénitence et que notre corruption ne s’opposât pas à la pureté de Dieu il n’y aurait en cela rien de pénible. Pour nous nous ne souffrons qu’à proportion que le vice qui nous est naturel résiste à la grâce surnaturelle ; nous souffrons donc la violence que fait notre cœur se sent déchirer entre ces efforts contraires, mais il serait bien injuste d’imputer cette violence à Dieu qui nous attire au lieu de l’attribuer au monde, qui nous retient.

C’est comme un enfant qui se plaindrait de la que sa mère arrache d’entre les bras des voleurs [il] ne doit pas blâmer la aimer dans la peine qu’il souffre la violence amoureuse et légitime de la mer celle qui procure sa liberté, et ne détester que la violence impérieuse et tyrannique de ceux qui le retiennent injustement. C’est La plus cruelle guerre que Dieu puisse faire aux hommes en cette vie est de les laisser sans cette guerre qu’il est venu apporter, il n’a. Je suis venu apporter la guerre, dit‑il, et pour instruire de cette guerre je suis venu apporter le fer et le feu et mon plus grand désir est qu’il embrase. Avant lui le monde vivait dans cette fausse paix.

(753)–(514)–922–856

Sur le miracle.

Comme Dieu n’a point rendu de famille plus heureuse, qu’il fasse aussi qu’il n’en trouve point de plus reconnaissante.

(753)–(514)–923–905

Sur les confessions et absolutions sans marques de regret.

  • Dieu ne regarde que l’intérieur,
  • l’Église ne juge que par l’extérieur.

  • Dieu absout aussitôt qu’il voit la pénitence dans le cœur ;
  • l’Église, quand elle la voit dans les œuvres.

  • Dieu fera une Église pure au-dedans, l’Église, une pure au dehors qui confonde par sa sainteté intérieure et toute spirituelle la fausse sainteté des païens, l’impiété intérieure des superbes et des pharisiens.
  • Et l’Église demande des Et l’Église fera une assemblée d’hommes dont les mœurs extérieures si pures soient si pures qu’elles confondent les mœurs des païens. S’il y en a d’hypocrites elle, mais si bien déguisés qu’elle n’y en reconnaisse pas de le venin, elle les souffre. sans en être déshonorée, mais Car, encore qu’ils ne soient pas reçus de Dieu qu’ils ne peuvent tromper, comme ils le sont des hommes qu’ils trompent. Et ainsi elle n’est pas déshonorée par leur conduite, quoique Dieu soit déshonoré par leur coeur qui paraît sainte. Mais vous

vous voulez que l’Église ne juge

[…] ni selon l’intérieur […] voulez

Fragment hors Copies n° 11L

Ce fragment n’est pas encore analysé.

754–720–925–520

La Loi n’a pas détruit la nature, mais elle l’a instruite. La grâce n’a pas détruit la Loi mais elle la fait exercer. La gloire

La foi reçue au baptême est la source de toute la vie du chrétien, et des convertis.

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  1. By Pascal, Pensées, S 1–114 « Polytropy on May 25, 2021 at 10:30 am

    […] 739–54 […]

  2. By Pascal, Pensées, S 755–790 « Polytropy on June 1, 2021 at 1:34 pm

    […] was more explicit in the last reading, 747–715–979–945: On attaque la plus grande des vertus chrétiennes, qui est l’amour de la […]

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